Introduction : Le Maroc a fait des progrès significatifs dans la mise en œuvre de sa Strat gie Nationale d'Inclusion Financière (SNIF) en 2022, malgr les d fis conomiques. Cette strat gie se concentre sur plusieurs domaines cl s tels que les paiements mobiles, la microfinance, l'assurance inclusive et l'infrastructure de cr dit. Le pays continue de faire de l'inclusion financière une priorit en tant que moteur cl du d veloppement conomique et social, avec le gouvernement, la banque centrale et d'autres parties prenantes collaborant pour relever les d fis restants. Voici un r sum des principaux axes de la SNIF : 1. Microfinance : - Après l'adoption de la loi n°50-20 en juillet 2021, les travaux d' laboration des textes d'application et du cadre prudentiel relatifs à la microfinance se sont poursuivis tout au long de l'ann e 2022. - Des mesures sp cifiques ont t entreprises en faveur de l'InsurTech, avec l' laboration d'une feuille de route pour la promotion de la digitalisation au sein du secteur de l'assurance. 2. Assurance Inclusive: - L'amendement de la circulaire g n rale de l'ACAPS a permis d' tendre le p rimètre de distribution des produits d'assurance aux tablissements de paiement, dans le but d' largir l'accès aux services d'assurance. - Des tudes ont t men es pour mieux comprendre les besoins en assurance des micro et petites entreprises, soulignant l'importance de solutions financières innovantes et inclusives. 3. Offres Bancaires : - Des efforts ont t d ploy s par les tablissements bancaires pour largir l'inclusion financière des particuliers et des très petites et moyennes entreprises (TPME). - Une mission de revue de la feuille de route des offres bancaires a t lanc e afin d'ajuster les priorit s compte tenu de l' volution du contexte et de l' ch ance de la première phase de la strat gie. 4. Outils d'aide au financement des TPE et Start-ups : - Les discussions se sont poursuivies entre Bank Al-Maghrib, le Ministère des Finances et le Secr tariat G n ral du Gouvernement (SGG) pour faire aboutir le projet de loi sur les Bureaux d'Information sur le Cr dit (BIC). - Des efforts ont galement t d ploy s pour d velopper des m canismes de financement suppl mentaires pour les TPE, notamment le crowdfunding, les fonds de dettes et les OPCC. 5. Comit de Pilotage et de Coordination (CPC) : - Le CPC a tenu des r unions de coordination sp cifiques en 2022 pour suivre l'avancement des travaux, notamment sur les leviers "Offres Bancaires" et "Éducation Financière". - Une approche participative et progressive a t approuv e par le Comit de Suivi pour le d veloppement des programmes d' ducation financière, impliquant les diff rentes parties prenantes. 6. Participation aux v nements internationaux : - L'exp rience marocaine en matière de Strat gie Nationale d'Inclusion Financière a t mise en avant lors de plusieurs v nements internationaux en 2022. - Bank Al-Maghrib a notamment partag les r alisations de la strat gie et les enseignements tir s lors de ces v nements. 7. B n ficiaires des programmes d' ducation financière : - En 2022, les efforts constants des parties prenantes ont permis d'atteindre 27 080 b n ficiaires directs de formation, dont 66% de femmes, 31% de jeunes de 15 à 24 ans et 27% de personnes en milieu rural. 8. Outils de pilotage de la strat gie : - Bank Al-Maghrib a multipli ses efforts pour assurer une valuation fiable des diff rentes dimensions de l'inclusion financière, notamment à travers la mise en place d'un Système de Cartographie de l'Inclusion Financière (SCIF). - Ce projet vise à concevoir un outil de r f rence nationale en termes de donn es sur l'inclusion financière, en consolidant les indicateurs côt offre et demande ainsi que les donn es sociod mographiques. Lien vers le Rapport: https://www.bkam.ma/content/download/804298/8866311/Rapport%20SNIF%202022%20V%2003042024.pdf

by Youness El Kandoussi | 1 year ago | 0 Comment(s) | 1024 Share(s) | Tags :


Le risque op rationnel est un risque non financier qui peut avoir un impact n gatif sur la performance d'une organisation. Il peut être caus par une vari t de facteurs, tels que les erreurs humaines, les d faillances des systèmes, les catastrophes naturelles ou les actes de malveillance. Le secteur financier marocain est soumis à un cadre r glementaire strict en matière de gestion des risques, notamment le risque op rationnel. Ce cadre est bas sur les normes internationales d finies par le Comit de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS). Statistiques Selon une tude de Bank Al-Maghrib, le risque op rationnel repr sente environ 30 % du capital requis par les banques marocaines. Les principaux risques op rationnels auxquels sont expos es les banques marocaines sont les suivants : Les erreurs humaines (25 %) Les d faillances des systèmes (20 %) Les risques li s aux systèmes d'information (15 %) Les risques li s aux clients (10 %) Les risques li s aux produits (10 %) Évolutions Le management du risque op rationnel a connu un d veloppement significatif dans le secteur financier marocain au cours des dernières ann es. Cette volution est due à plusieurs facteurs, notamment : La mise en œuvre des normes internationales du BCBS La pression des investisseurs et des r gulateurs La prise de conscience croissante des risques op rationnels Perspectives Le management du risque op rationnel continuera à se d velopper dans le secteur financier marocain dans les ann es à venir. Cette volution sera port e par plusieurs facteurs, notamment : La digitalisation des activit s bancaires La complexification des produits et services financiers L' mergence de nouveaux risques op rationnels Recommandations Pour renforcer le management du risque op rationnel dans le secteur financier marocain, il est recommand de mettre en œuvre les mesures suivantes : D velopper une culture de la gestion des risques au sein des institutions financières Investir dans les technologies de l'information et de la communication Renforcer la coop ration entre les institutions financières et les r gulateurs Sources et liens Bank Al-Maghrib, "Rapport sur le risque op rationnel dans le secteur bancaire marocain" (2022) Comit de Bâle sur le contrôle bancaire, "Basel III: International framework for liquidity risk measurement, standards and monitoring" (2013) International Auditing and Assurance Standards Board (IAASB), "International Standards on Auditing (ISAs)" International Organization for Standardization (ISO), "ISO 31000:2018 Risk management - Guidelines" Conclusion Le management du risque op rationnel est une composante essentielle de la gestion d'une institution financière. Le secteur financier marocain a fait des progrès significatifs dans ce domaine, mais il reste encore des efforts à faire pour renforcer la culture de la gestion des risques et pour s'adapter aux nouveaux risques op rationnels.

by Youness El Kandoussi | 2 years ago | 0 Comment(s) | 815 Share(s) | Tags :


Operational Risk Governance:Sound Practices for the Management and Supervision of Operational Risk BIS June 2011 The Board of Directors Principle 3: The board of directors should establish, approve and periodically review the Framework. The board of directors should oversee senior management to ensure that the policies, processes and systems are implemented effectively at all decision levels. Principle 4: The board of directors should approve and review a risk appetite and tolerance statement for operational risk that articulates the nature, types, and levels of operational risk that the bank is willing to assume. Senior Management Principle 5: Senior management should develop for approval by the board of directors a clear, effective and robust governance structure with well defined, transparent and consistent lines of responsibility. Senior management is responsible for consistently implementing and maintaining throughout the organisation policies, processes and systems for managing operational risk in all of the bank’s material products, services and activities, consistent with the risk appetite and tolerance. Risk Management Environment Identification and Assessment Principle 6: Senior management should ensure the identification and assessment of the operational risk inherent in all material products, activities, processes and systems to ensure the inherent risks and incentives are well understood. Principle 7: Senior management should ensure that there is an approval process for all new products, activities, processes and systems that fully assesses operational risk. Monitoring and Reporting Principle 8: Senior management should implement a process to regularly monitor operational risk profiles and material exposures to losses. Appropriate reporting mechanisms should be in place at the board, senior management, and business line levels that support proactive management of operational risk. Control and Mitigation Principle 9: Banks should have a strong control environment that utilises: policies, processes and systems; appropriate internal controls; and appropriate risk mitigation and/or transfer strategies. Business Resiliency and Continuity Principle 10: Banks should have business resiliency and continuity plans in place to ensure an ability to operate on an ongoing basis and limit losses in the event of severe business disruption. Role of Disclosure Principle 11: A bank’s public disclosures should allow market participants to assess its approach to operational risk management.

by Youness El Kandoussi | 2 years ago | 0 Comment(s) | 905 Share(s) | Tags :