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Youness EL Kandoussi is a seasoned Consultant Risk Expert with over 23 years of experience in Operational Risk Management, Islamic Finance, and Professional Training. He holds a certification as an Operational Risk Expert from the London School of Business & Finance (2018). Throughout his career, Youness has successfully led numerous large-scale projects for various banks, from conception to completion, ensuring their success in terms of costs and timelines. He has also been actively involved in conducting training programs on Risk Management for executives and employees of Financial Institutions, Public Administrations, Cooperatives, and Associations. Accomplishments Youness EL Kandoussi's notable accomplishments include: • Conducting successful certified training programs in Risk Management for professionals across different sectors. • Moderating and participating in various seminars and conferences within the financial industry and FinTech. • Implementing Operational Risk Management Systems and Risk Mapping for prominent institutions like SGMA, CDG Invest, and Umnia Bank. • Leading the implementation of Operational Risk Management Systems and Reporting projects, including functional specifications development and System implementation.
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CONTEXTE ET CADRE DE L'ANALYSE Le modèle de revenus des banques commerciales repose sur deux piliers structurels : le revenu net d'int rêts (NII) — diff rentiel entre taux prêteurs et d posants — et les revenus hors int rêts (Non-Interest Revenue, NIR), qui agrègent commissions, frais de services, gains sur change, revenus de trading et autres charges factur es à la clientèle. Cette analyse porte exclusivement sur le second pilier. Dans les march s mergents d'Afrique et du Moyen-Orient, les frais et commissions bancaires constituent à la fois un levier de rentabilit pour les tablissements et un facteur de friction pour l'accès aux services financiers des m nages. Le Maroc, en tant qu' conomie mergente de r f rence en Afrique du Nord et sub-saharienne, offre un terrain d'analyse particulièrement pertinent. 1.1 P rimètre de comparaison L'analyse retient comme pays comparables ceux pr sentant des similarit s structurelles avec le Maroc selon les critères suivants : Revenu interm diaire inf rieur ou sup rieur (classification Banque Mondiale) Taux de bancarisation inf rieur à 80 % (march s d'inclusion en cours) Pr sence d'un secteur bancaire r gul et d'une banque centrale op rationnelle Proximit g ographique ou d'int gration r gionale : Afrique du Nord, Afrique subsaharienne francophone, Proche-Orient mergent Les pays retenus sont : Tunisie, Égypte, S n gal, Côte d'Ivoire, Kenya, Jordanie et, pour r f rence r gionale haute, l'Afrique du Sud. 1.2 M thodologie et sources Les donn es mobilis es proviennent des sources institutionnelles suivantes, toutes accessibles via les liens actifs de la section R f rences en fin de document : Banque Mondiale — Global Financial Development Database (GFDD/FRED) : indicateur GFDD.EI.03 (Non-Interest Income / Total Income) Bank Al-Maghrib (BAM) — Rapports annuels sur les statistiques bancaires 2023–2024 FMI — Article IV Consultation Maroc 2024 McKinsey Global Institute — « From Potential to Performance: African Banking » (mars 2026) Banque Centrale de Tunisie (BCT), BCEAO, donn es sectorielles publi es Grilles tarifaires officielles GPBM / banques marocaines (2025) STRUCTURE DES FRAIS BANCAIRES AU MAROC 2.1 Un socle de gratuit r glement e depuis 2006 Depuis l'accord de 2006 entre le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) et Bank Al-Maghrib, un socle minimal de services est fourni gratuitement à la clientèle : ouverture et clôture de compte, d livrance de ch quier, envoi mensuel de relev s, versements d'espèces au guichet. Cette d cision a constitu un premier levier d'inclusion, mais son p rimètre reste limit face à l' tendue r elle des charges factur es. 2.2 Grille tarifaire — Principales cat gories (2025) Cat gorie de frais Fourchette (MAD) R gime r glementaire Tenue de compte (particulier) 180 – 300 MAD/an Encadr GPBM/BAM Carte bancaire Visa Classic 120 – 180 MAD/an Tarification libre Virement hors place (agence) 15 – 40 MAD/op r. Non plafonn Virement via digital Gratuit – 10 MAD Encourag (SNIF) Opposition sur chèque 150 – 200 MAD Non plafonn Attestation / Certificat bancaire 50 – 100 MAD Non plafonn Commission de change (devises) 1 – 3 % du montant Encadr BAM Commission paiement lectronique 0,65 % transaction Plafonn BAM 2024 Retrait interbancaire (autre r seau) 5 – 15 MAD/op r. Encadr CMI → ouvert 2025 Frais de rejet (chèque sans provision) 200 – 400 MAD Barème l gal Ouverture de compte Gratuit Accord GPBM 2006 Clôture de compte Gratuit Accord GPBM 2006 Source : Grilles tarifaires GPBM, Attijariwafa Bank, Banque Populaire, CIH, BMCE — 2025. 2.3 Évolution de la part NIR/Total revenus (World Bank GFDD.EI.03) Ann e 2017 2018 2019 2020 2021 NIR / Total revenus 38,4 % 36,9 % 39,9 % 38,4 % 40,3 % Source : World Bank Global Financial Development Database — FRED Series DDEI03MAA156NWDB. ◆ Lecture analytique : Une part NIR de 40 % signifie que, pour 100 MAD de revenu bancaire total, 40 MAD proviennent de frais, commissions et activit s hors cr dit. Ce ratio — stable et lev — traduit une d pendance structurelle au modèle de facturation de services, ind pendamment du cycle de taux directeurs. III. ANALYSE COMPARATIVE RÉGIONALE Le tableau ci-dessous consolide les indicateurs disponibles pour les huit march s de comparaison retenus. Les donn es NIR proviennent de la Banque Mondiale (GFDD.EI.03) ; les taux de bancarisation croisent les donn es BAM, FMI et Banque Mondiale 2024. Pays NIR / Total Bancarisation 2024 Frais transferts R gulation frais Maroc 40,3 % (2021) 58 % ~3–4 % (r form BAM) Mod r — socle GPBM 2006 + BAM actif Tunisie ~42–45 % (est.) ~45 % ~8 % ( lev ) Faible — peu contraignant Égypte En hausse ~37 % 5–7 % En renforcement post-2022 S n gal 35,7–42,5 % ~54 % (UEMOA) 3–5 % (BCEAO) Mod r — BCEAO harmonis Côte d'Ivoire ~48–55 % (est.) ~41 % 3–5 % (BCEAO) Mod r — même cadre BCEAO Kenya ~38–42 % ~79 % ~4–6 % Fort — CBK très actif Jordanie ~35–38 % ~43 % 4–6 % Mod r — CBJ encadre Afrique du Sud 40,9 % (2021) >80 % N/A (march mature) Fort — SARB + NCA Sources : World Bank GFDD/FRED, McKinsey African Banking 2026, BAM, BCT, BCEAO, CBK, estimations M3T Consulting. 3.1 Le Maroc en position interm diaire Avec 40,3 % de NIR sur total revenus, le Maroc se positionne dans le tier sup rieur de la r gion, au même niveau que l'Afrique du Sud (40,9 %), mais en dessous des march s UEMOA (Côte d'Ivoire, S n gal historique) où la part NIR peut atteindre 55 %. Par rapport à la Tunisie, le Maroc pr sente une meilleure r gulation des frais sur transferts — r sultat direct de l'action volontariste de Bank Al-Maghrib, qui a divis par deux ces frais, là où la Tunisie maintient un taux de 8 % d favorable aux expatri s. 3.2 Le modèle kenyan : r f rence en matière d'inclusion Le Kenya affiche un taux de bancarisation de ~79 % avec une part NIR similaire au Maroc (~38–42 %). Ce paradoxe apparent s'explique par la strat gie proactive de la Central Bank of Kenya (CBK) : l'exon ration temporaire des frais M-Pesa pendant la pand mie (2020–2021) a acc l r l'adoption digitale massive. La leçon : la r duction cibl e de frais sur un vecteur d'accès privil gi (mobile) peut produire un effet de bascule sur la bancarisation, ind pendamment du niveau global de NIR. 3.3 La zone UEMOA : niveau NIR lev , bancarisation faible La Côte d'Ivoire et le S n gal affichent historiquement les parts NIR les plus lev es de l' chantillon, dans des march s où la bancarisation reste inf rieure à 55 %. Ce constat illustre l'effet de segmentation : les frais lev s concentrent les revenus sur une clientèle captive (salari s du secteur formel, entreprises) tout en excluant les m nages à revenus irr guliers. IMPACT DES FRAIS SUR LE TAUX DE BANCARISATION 4.1 Les donn es macroscopiques (BAM 2024) Le taux de bancarisation au Maroc s' tablit à 58 % à fin 2024, contre 53 % stable de 2020 à 2022 — un plafonnement structurel sur trois ans malgr la dynamique d mographique. Cette stagnation est partiellement corr l e à la persistance de frais qui rigent un seuil d'entr e conomique pour les m nages à faible revenu. Taux de bancarisation 2024 Primo-bancaris s 2024 Comptes bancaires (total) 58 % (+4 pts vs 2023) 883 579 personnes 38,2 millions (+5,2 %) Hommes : 70 % | Femmes : 46 % 55 % hommes | 45 % femmes Recul ouvertures : -6,1 % Source : Bank Al-Maghrib — Statistiques bancaires 2024. ⚠ Signal d'alerte : le recul de -6,1 % du nombre total de comptes ouverts en 2024, malgr la hausse du nombre de primo-bancaris s, traduit une rationalisation des comptes multiples. Les Marocains ferment des comptes secondaires pour r duire leurs charges de tenue de compte — preuve directe de l'impact des frais sur les comportements bancaires. 4.2 Cartographie des obstacles li s aux frais Obstacle identifi M canisme d'impact Intensit (Maroc) Frais de tenue de compte Coût fixe mensuel dissuasif pour faibles revenus ●●●○○ Mod r e Frais de carte bancaire Repr sente 10–15 % du SMIG mensuel pour une carte Classic ●●●●○ Élev e Frais de virement hors place P nalise les zones rurales loign es d'agences ●●●●○ Élev e Commission de change Obstacle pour les MRE / travailleurs transfrontaliers ●●○○○ Faible (r form ) Frais interbancaires (CMI) Rench rit le paiement lectronique vs. cash ●●●○○ En baisse (2025) Complexit documentaire Frais implicites (temps, d placements, justificatifs) ●●●●● Très lev e M fiance institutionnelle Frein culturel amplifi par perception de frais injustifi s ●●●●○ Élev e Lecture : ●●●●● = obstacle très lev ; ○○○○○ = obstacle n gligeable. 4.3 Effets diff renci s par segment de population L'impact des frais sur la bancarisation n'est pas uniforme. Quatre segments sont particulièrement expos s : Segment Sp cificit de l'impact Indicateur de r f rence Femmes Frais de carte et tenue de compte repr sentent une part plus importante du revenu disponible (revenus moyens inf rieurs, emploi informel pr pond rant) Bancarisation femmes : 46 % vs 70 % hommes (2024) Zones rurales Frais de d placement implicites (accès agence) + frais de virement lev s. Le cash reste le mode dominant par d faut conomique. < 1 agence pour 10 000 habitants en zone rurale (BAM 2023) Jeunes 18–25 ans Primo-entrants sans revenus stables : coût annuel carte + tenue de compte (~400–500 MAD/an) constitue un frein à l'entr e 55 % des primo-bancaris s 2024 ont moins de 25 ans MRE / diaspora Frais de transferts impactent volume d'envois et recours aux canaux formels vs. informels R forme BAM : effet positif mesurable sur part du canal bancaire RÉFORMES EN COURS ET LEVIERS STRATÉGIQUES Consciente de ces freins, Bank Al-Maghrib a engag depuis 2019 une s rie de r formes cibl es dont l'efficacit commence à produire des effets mesurables. Elles s'articulent autour de quatre axes : 5.1 Strat gie Nationale d'Inclusion Financière — SNIF 2019–2027 La SNIF Phase 1 (2019–2023) a permis le renforcement du cadre l gal (loi sur les tablissements de paiement), le d veloppement des comptes de paiement simplifi s, et l' ducation financière. La Phase 2 (2024–2027) met explicitement l'accent sur la r duction des frais de transaction comme levier d'inclusion. Objectif d clar : atteindre 75 % de bancarisation à horizon 2027 Levier cl : comptes de paiement à coût minimal pour les populations à faible revenu Éducation financière : programme SNIF int grant la transparence des frais 5.2 Ouverture du march des paiements (2025) Fin 2024, le Conseil de la Concurrence a mis fin au quasi-monopole du Centre Mon tique Interbancaire (CMI), ouvrant le march marocain des paiements lectroniques à la concurrence effective dès le 1er mai 2025. BAM a parallèlement plafonn la commission interbancaire à 0,65 % de la valeur de la transaction. 5.3 Digital Morocco 2030 Le plan Digital Morocco 2030 (lanc septembre 2024) vise à faire du paiement mobile un pilier de la transformation num rique nationale. La digitalisation des paiements de l'État (protection sociale, allocations) r duit structurellement la d pendance au cash et cr e un point d'entr e bancaire pour des m nages auparavant exclus. 5.4 Benchmarks de bonnes pratiques r gionales Pays Mesure R sultat / Impact Kenya Exon ration temporaire frais M-Pesa (2020–2021, CBK) + compte M-Shwari à frais nuls Passage de ~50 % à ~79 % de bancarisation en 5 ans Rwanda Compte bancaire de base gratuit impos par la BNR à toutes les banques commerciales Bancarisation +30 pts en 7 ans (20 % → 50 %+) UEMOA Harmonisation BCEAO des plafonds de commissions sur transferts et mon tique Mobile money : 35–50 % des adultes en zone UEMOA Égypte Compte national (Meeza card) à frais minimaux — programme BCÉ 2022+ + 8 millions de nouveaux comptes en 2 ans RECOMMANDATIONS STRATÉGIQUES Sur la base de l'analyse comparative et des benchmarks identifi s, M3T Consulting formule les recommandations suivantes, articul es selon les trois niveaux d'action (r gulateur, secteur bancaire, État) : A — Niveau r gulateur (Bank Al-Maghrib / GPBM) Étendre le p rimètre des services gratuits : inclure les virements digitaux intrabanque et le relev lectronique dans le socle GPBM obligatoire Instaurer un Compte de Base Inclusif (CBI) : compte à tenue gratuite, carte de paiement à tarif social (< 60 MAD/an), virement lectronique inclus — à l'image du modèle rwandais Renforcer la transparence tarifaire : publication comparative trimestrielle BAM accessible en ligne et en agence Acc l rer la supervision des frais interbancaires post-CMI : suivi ex-post des effets de l'ouverture 2025 sur les tarifs r percut s aux consommateurs B — Niveau secteur bancaire ( tablissements) D velopper des offres segment es à tarification sociale : formules jeunes (< 25 ans) et femmes sans emploi avec tenue de compte gratuite pendant 24 mois Digitaliser la facturation : migration des op rations courantes vers le digital sans frais additionnels D ployer les agents bancaires en zones rurales : modèle d'agent banking r duisant les frais implicites de d placement Former les quipes front-office à l'explication des frais : r duire la m fiance par la transparence relationnelle C — Niveau État / politique publique Acc l rer la digitalisation des paiements sociaux (AMO, allocations, indemnit s) : cr e un ancrage bancaire obligatoire pour des millions de m nages non-bancaris s Conditionner l'accès aux march s publics et aux subventions à la domiciliation bancaire des TPE Inclure les frais bancaires dans l' ducation financière nationale : programmes ciblant les femmes rurales, les jeunes et les TPE VII. CONCLUSION Le Maroc occupe une position interm diaire dans le paysage bancaire r gional : ses frais hors int rêts sont significatifs (NIR ~40 % du total revenus) mais mieux r gul s que la Tunisie sur les transferts, comparables à l'Afrique du Sud sur la structure globale, et moins lev s que les march s UEMOA sur les commissions de services. Les frais bancaires constituent un frein r el et document à la bancarisation des segments vuln rables — femmes, zones rurales, jeunes sans revenus stables — et leur r duction cibl e repr sente l'un des leviers les plus directs disponibles pour franchir le seuil symbolique de 75 % fix par la SNIF. Les exp riences du Kenya, du Rwanda et de l'Égypte d montrent qu'un compte de base à coût minimal ou nul peut produire des effets d'inclusion massifs en quelques ann es. L'enjeu pour les banques marocaines est de r concilier deux imp ratifs : la rentabilit des revenus non-int rêts (indispensable à la solidit du secteur) et l'accessibilit tarifaire (n cessaire à l'approfondissement du march domestique). Ces deux objectifs ne sont pas contradictoires : un march bancaris à 75 % g nère structurellement plus de revenus qu'un march bloqu à 58 %. ◆ Conclusion analytique M3T : La r duction des frais bancaires hors int rêts n'est pas un sacrifice de rentabilit — c'est un investissement dans le march adressable. Les banques marocaines qui d velopperont les offres inclusives les plus comp titives captureront en premier les 11 millions d'adultes marocains encore non-bancaris s. C'est la logique du « profit through inclusion » qui transforme l'objectif r glementaire en opportunit strat gique. ANNEXE A — GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES Les termes ci-dessous sont d finis dans leur acception sp cifique au contexte de cette analyse. Ils sont list s par ordre alphab tique pour une consultation ais e. Terme D finition complète Bancarisation Taux de la population adulte disposant d'au moins un compte bancaire actif dans un tablissement de cr dit agr . Au Maroc, mesur et publi annuellement par Bank Al-Maghrib sur la base des donn es de la Centrale des comptes bancaires. Ne comprend pas les comptes de paiement mobile non rattach s à une banque. BCEAO (Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) Institut d' mission commun des huit États membres de l'UEMOA (B nin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guin e-Bissau, Mali, Niger, S n gal, Togo). R gule et supervise les banques et tablissements financiers de la zone franc CFA, et harmonise la politique tarifaire sur les op rations bancaires transfrontalières. CMI (Centre Mon tique Interbancaire) Op rateur technique qui assurait jusqu'au 1er mai 2025 le quasi-monopole du traitement des paiements lectroniques interbancaires au Maroc (TPE, DAB, paiements en ligne). Sa position dominante a t remise en cause par le Conseil de la Concurrence fin 2024, ouvrant le march à de nouveaux entrants et à une comp tition sur les commissions d'interchange. Commission d'interchange Frais perçus par la banque mettrice de la carte bancaire auprès de la banque acqu reuse (celle du commerçant) lors de chaque transaction. Au Maroc, BAM a plafonn cette commission à 0,65 % de la valeur de la transaction en 2024, interdisant par ailleurs sa refacturation directe au consommateur final. FRED (Federal Reserve Economic Data) Base de donn es conomiques publique g r e par la Banque de R serve F d rale de St. Louis, qui h berge et diffuse l'ensemble des s ries statistiques du Global Financial Development Database (GFDD) de la Banque Mondiale. L'indicateur utilis dans cette analyse — GFDD.EI.03 — est accessible via les s ries DDEI03MAA156NWDB (Maroc) et quivalents pays. GFDD (Global Financial Development Database) Base de donn es produite par la Banque Mondiale mesurant le d veloppement financier de ~200 pays sur 4 dimensions : profondeur, accès, efficience et stabilit . L'indicateur GFDD.EI.03 mesure la part des revenus non-int rêts dans le total des revenus bancaires (NII + NIR), calcul à partir des donn es Bankscope sur donn es non consolid es. GPBM (Groupement Professionnel des Banques du Maroc) Organisation professionnelle f d rant l'ensemble des banques marocaines agr es. Interlocuteur de Bank Al-Maghrib pour la n gociation des conventions tarifaires, notamment l'accord de 2006 instituant la gratuit des services bancaires de base (ouverture de compte, ch quier, relev mensuel, versements d'espèces). Inclusion financière Accès de l'ensemble de la population — y compris les segments vuln rables (femmes, populations rurales, jeunes, TPE) — à des services financiers formels utiles et abordables : comptes de transaction, pargne, cr dit, paiement et assurance. Mesur e par la Banque Mondiale via l'indice Global Findex (enquête triennale). MRE (Marocains R sidant à l'Étranger) Diaspora marocaine tablie hors du Maroc, constituant un segment strat gique pour les banques marocaines (comptes devises, transferts de fonds). Les transferts MRE repr sentent environ 9–10 % du PIB marocain. La r forme des frais de transferts impuls e par BAM a directement b n fici à ce segment, r duisant le coût de rapatriement des fonds. NII (Net Interest Income) Revenu net d'int rêts : diff rentiel entre les produits g n r s par les cr dits accord s (int rêts perçus) et les charges pay es sur les d pôts collect s (int rêts vers s). Principal pilier de revenu des banques de d tail dans les march s mergents, compl mentaire au NIR. NIR (Non-Interest Revenue) Revenus bancaires hors int rêts, galement appel s revenus de commissions ou frais de services. Comprennent : commissions sur op rations (virements, chèques, cartes), frais de tenue de compte, revenus de change, gains sur trading et d riv s, produits sur services d'assurance et de banque de financement. Objet central de cette analyse. SNIF (Strat gie Nationale d'Inclusion Financière) Programme strat gique lanc en 2019 conjointement par Bank Al-Maghrib et le gouvernement marocain, structur en deux phases : Phase 1 (2019–2023) ax e sur le cadre l gal et les produits inclusifs ; Phase 2 (2024–2027) centr e sur la r duction des frais de transaction, l'infrastructure num rique et l' ducation financière. Objectif : porter le taux de bancarisation à 75 % d'ici 2027. TPE / TPME Très Petite Entreprise (TPE) et Très Petite et Moyenne Entreprise (TPME) : segment entrepreneurial prioritaire de la SNIF en matière d'accès au financement bancaire. Au Maroc, environ 88 % des PME restent sous-bancaris es selon les estimations sectorielles. Le programme Intelaka (6,8 Mds MAD distribu s en 2023) constitue le principal levier public de bancarisation de ce segment. UEMOA (Union Économique et Mon taire Ouest-Africaine) Zone d'int gration conomique et mon taire regroupant 8 pays d'Afrique de l'Ouest partageant le franc CFA BCEAO. Dispose d'un cadre r glementaire bancaire harmonis g r par la BCEAO, incluant des plafonds de commissions interbancaires et des règles de protection des consommateurs de services financiers. ANNEXE B — RÉFÉRENCES ET SOURCES AVEC LIENS ACTIFS RÉGULATEURS & BANQUES CENTRALES [1] Bank Al-Maghrib — Statistiques bancaires & comptes 2024 Donn es officielles sur le taux de bancarisation, nombre de comptes, primo-bancaris s 2024. [2] Bank Al-Maghrib — Rapports sur les infrastructures des march s financiers et moyens de paiement 2024 Strat gie nationale des paiements, cadre r glementaire CMI et paiements lectroniques. [3] Bank Al-Maghrib — Documents de travail de recherche 2024 Études conom triques sur les chocs de cr dit et la financiarisation de l' conomie marocaine. [4] Banque Centrale de Tunisie (BCT) — Tableau comparatif des frais bancaires Observatoire de l'Inclusion Financière de la BCT : comparatif tarifaire des banques tunisiennes. BANQUE MONDIALE & INSTITUTIONS MULTILATÉRALES [5] World Bank FRED — NIR/Total Income Maroc (DDEI03MAA156NWDB) S rie temporelle complète de l'indicateur GFDD.EI.03 pour le Maroc (2010–2021). [6] World Bank FRED — NIR/Total Income S n gal (DDEI03SNA156NWDB) Même indicateur pour le S n gal — base de comparaison UEMOA (2010–2020). [7] World Bank FRED — NIR/Total Income Afrique du Sud (DDEI03ZAA156NWDB) R f rence march mature africain (40,9 % en 2021). [8] FMI — Article IV Consultation Maroc 2024 (Staff Country Report 2024/099) Analyse macro conomique et bancaire, transmission des taux, croissance du cr dit 2023–2024. ÉTUDES & ANALYSES SECTORIELLES [9] McKinsey Global Institute — From Potential to Performance: A Snapshot of African Banking (mars 2026) Analyse des 5 march s leaders africains dont le Maroc. ROE, NIR vs NII, croissance 2024–2025. [10] MDPI Journal of Risk & Financial Management — Non-Interest Income in MENA Region Banks (mars 2024) Étude acad mique sur l'impact des revenus non-int rêts sur la rentabilit des banques MENA (40 banques, 2010–2022). [11] African Business — Africa's Top 100 Banks 2025 Classement et analyse des grandes banques africaines dont Attijariwafa Bank (3ème, Tier 1 capital 6,2 Mds $). PRESSE ÉCONOMIQUE & DONNÉES MAROC [12] M dias 24 — Taux de bancarisation 58 % au Maroc en 2024 (juillet 2025) Analyse d taill e de l' volution m thodologique et des donn es BAM 2024. [13] Le360 — Mobile et inclusion financière au Maroc (octobre 2025) SNIF, Digital Morocco 2030, fin du monopole CMI et enjeux de l'inclusion par le mobile. [14] LesEco.ma — Bancarisation : des progrès certains, mais des d fis persistants (juillet 2024) Analyse des freins structurels à la bancarisation dont l'impact des frais sur les populations vuln rables. [15] LesEco.ma — Bancarisation : l'objectif des 75 % se pr cise (juillet 2025) Donn es 2024, rationalisation des comptes multiples, tendances comportementales. [16] FNH.ma — Strat gie nationale d'inclusion financière : bilan 5 ans (novembre 2024) Bilan de la SNIF Phase 1 et objectifs de la Phase 2 (2024–2027). [17] Le Matin — Inclusion financière : Bank Al-Maghrib acc lère ses r formes (f vrier 2026) Interview BAM sur les priorit s r glementaires : infrastructure num rique, frais, TPE. [18] Le360 — Bank Al-Maghrib acc lère sa strat gie pour r duire la d pendance au cash (d cembre 2025) Strat gie nationale des paiements BAM 2024 : commission interbancaire plafonn e à 0,65 %. [19] HAC.ma — How to Navigate Morocco's Banking and Financial System (janvier 2026) Synthèse pratique des frais bancaires marocains (change, cartes, conditions d'ouverture). [20] Babnet.tn — Baisser les frais bancaires tunisiens sur transferts à 3 % (juillet 2025) Comparaison des frais sur transferts Tunisie (~8 %) vs Maroc, S n gal, Côte d'Ivoire. © M3T Consulting 2026 — Toute reproduction partielle ou totale soumise à autorisation pr alable crite. R f rence : M3T-GRC-2026-007 v2.
by Youness El Kandoussi | 2 weeks ago | 0 Comment(s) | 34 Share(s) | Tags :
Operational Risk Governance:Sound Practices for the Management and Supervision of Operational Risk BIS June 2011 The Board of Directors Principle 3: The board of directors should establish, approve and periodically review the Framework. The board of directors should oversee senior management to ensure that the policies, processes and systems are implemented effectively at all decision levels. Principle 4: The board of directors should approve and review a risk appetite and tolerance statement for operational risk that articulates the nature, types, and levels of operational risk that the bank is willing to assume. Senior Management Principle 5: Senior management should develop for approval by the board of directors a clear, effective and robust governance structure with well defined, transparent and consistent lines of responsibility. Senior management is responsible for consistently implementing and maintaining throughout the organisation policies, processes and systems for managing operational risk in all of the bank’s material products, services and activities, consistent with the risk appetite and tolerance. Risk Management Environment Identification and Assessment Principle 6: Senior management should ensure the identification and assessment of the operational risk inherent in all material products, activities, processes and systems to ensure the inherent risks and incentives are well understood. Principle 7: Senior management should ensure that there is an approval process for all new products, activities, processes and systems that fully assesses operational risk. Monitoring and Reporting Principle 8: Senior management should implement a process to regularly monitor operational risk profiles and material exposures to losses. Appropriate reporting mechanisms should be in place at the board, senior management, and business line levels that support proactive management of operational risk. Control and Mitigation Principle 9: Banks should have a strong control environment that utilises: policies, processes and systems; appropriate internal controls; and appropriate risk mitigation and/or transfer strategies. Business Resiliency and Continuity Principle 10: Banks should have business resiliency and continuity plans in place to ensure an ability to operate on an ongoing basis and limit losses in the event of severe business disruption. Role of Disclosure Principle 11: A bank’s public disclosures should allow market participants to assess its approach to operational risk management.
by Youness El Kandoussi | 3 years ago | 0 Comment(s) | 1134 Share(s) | Tags :
Le risque op rationnel est un risque non financier qui peut avoir un impact n gatif sur la performance d'une organisation. Il peut être caus par une vari t de facteurs, tels que les erreurs humaines, les d faillances des systèmes, les catastrophes naturelles ou les actes de malveillance. Le secteur financier marocain est soumis à un cadre r glementaire strict en matière de gestion des risques, notamment le risque op rationnel. Ce cadre est bas sur les normes internationales d finies par le Comit de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS). Statistiques Selon une tude de Bank Al-Maghrib, le risque op rationnel repr sente environ 30 % du capital requis par les banques marocaines. Les principaux risques op rationnels auxquels sont expos es les banques marocaines sont les suivants : Les erreurs humaines (25 %) Les d faillances des systèmes (20 %) Les risques li s aux systèmes d'information (15 %) Les risques li s aux clients (10 %) Les risques li s aux produits (10 %) Évolutions Le management du risque op rationnel a connu un d veloppement significatif dans le secteur financier marocain au cours des dernières ann es. Cette volution est due à plusieurs facteurs, notamment : La mise en œuvre des normes internationales du BCBS La pression des investisseurs et des r gulateurs La prise de conscience croissante des risques op rationnels Perspectives Le management du risque op rationnel continuera à se d velopper dans le secteur financier marocain dans les ann es à venir. Cette volution sera port e par plusieurs facteurs, notamment : La digitalisation des activit s bancaires La complexification des produits et services financiers L' mergence de nouveaux risques op rationnels Recommandations Pour renforcer le management du risque op rationnel dans le secteur financier marocain, il est recommand de mettre en œuvre les mesures suivantes : D velopper une culture de la gestion des risques au sein des institutions financières Investir dans les technologies de l'information et de la communication Renforcer la coop ration entre les institutions financières et les r gulateurs Sources et liens Bank Al-Maghrib, "Rapport sur le risque op rationnel dans le secteur bancaire marocain" (2022) Comit de Bâle sur le contrôle bancaire, "Basel III: International framework for liquidity risk measurement, standards and monitoring" (2013) International Auditing and Assurance Standards Board (IAASB), "International Standards on Auditing (ISAs)" International Organization for Standardization (ISO), "ISO 31000:2018 Risk management - Guidelines" Conclusion Le management du risque op rationnel est une composante essentielle de la gestion d'une institution financière. Le secteur financier marocain a fait des progrès significatifs dans ce domaine, mais il reste encore des efforts à faire pour renforcer la culture de la gestion des risques et pour s'adapter aux nouveaux risques op rationnels.
by Youness El Kandoussi | 2 years ago | 0 Comment(s) | 1030 Share(s) | Tags :


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